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 Dean - C'est une longue histoire...

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AuteurMessage

âge : 37 (bientôt mais il dit 36, chuuuuttt)
statut : With everybody ♥ (Single)
enfant(s) : None.
occupation : Prof de biologie et d'art dramatique en cycle secondaire depuis 14 ans. Donne des cours pour adultes en ville.
petit plus : a une soeur biologique qu'il ne connait pas + sa fiancée est décédé enceinte + a élévé sa fille comme la sienne avant qu'elle s'en aille + aime tellement l'humanité qu'il en souffre + ne veut plus jamais donner son coeur + aime enseigner et transmettre plus que tout + Est soit adoré par ses élèves soit détesté + porte une alliance même s'il n'a jamais été marié +

pseudo : Matsy
avatar : David Fucking Tennant ♥
crédits : Dinosaure et tumblr
DC : MON BYBY D'AMOUR
posts : 96 points : 1
inscrit le : 13/10/2014

MessageSujet: Dean - C'est une longue histoire...   Lun 13 Oct - 22:53



Dean Edward Frank Scottman
« Gémir sur un malheur passé, c’est le plus sûr moyen d’en attirer un autre. » Shakespeare (Othello)

NOM Scottman PRENOM Dean Edward Frank ÂGE 36 ans, oui ok bientôt 37 mais on ne dira rien ! DATE DE NAISSANCE 26 novembre 1977 LIEU DE NAISSANCE Dublin NATIONALITÉ Irlandaise STATUT CIVIL I’m a single men ORIENTATION SEXUELLE Bisexuel, pansexuel, n’importe le mot, il aime sans préférences MÉTIER/ETUDES Professeur de biologie et d’art dramatique au lycée de Cork, professeur principal des secondes, président d’une association de théâtre en villeGROUPE Couches-culottes AVATAR David Fucking Tennant



le monde des bébés.
« Des enfants de sang ? Non aucun. Si je pense en avoir ? Ah non, vous savez en étant prof, j’ai des centaines d’enfants à m’occuper par an ! Puis, on n’a pas besoin de lien de sang pour aimer ses enfants »
--
Il a deux personnes qu’il considère comme ses enfants : Célia, 23 ans qu’il a recueilli pendant un an chez lui et la fille de son ex petite amie qui a 18 ans et qui vit à New-York avec son père biologique.

le joueur derrière l'écran.


PSEUDO Toujours Matsy, ou mistramya selon les endroits

PRÉNOM Mathilde (parfois ma maman m’appelle Matoune mais faut pas abuser)

ÂGE 21 ans (22 -3 mois)

PAYS/RÉGION Ca y est suis Limougeoise !

OU AS-TU CONNU LE FORUM Grace à Sadie, ma belle et merveilleuse Eira et la jeune et belle Katerina ♥

FRÉQUENCE DE CONNEXION Autant que possible, de toute façon je n’ai pas d’autre fox donc je soyez pas jaloux !

SCENARIO OU INVENTÉ Inventé

UN DERNIER MOT Prenez soin de mon petit Dean, il a un petit cœur fragile. ♥

CODE POUR PERSONNAGE INVENTÉ
Code:
<a href="URLDEVOTREPROFIL"><ghi>David Tennant ✛</ghi></a> Dean Scottman


Dernière édition par Dean Scottman le Mar 14 Oct - 17:13, édité 4 fois
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petit plus : a une soeur biologique qu'il ne connait pas + sa fiancée est décédé enceinte + a élévé sa fille comme la sienne avant qu'elle s'en aille + aime tellement l'humanité qu'il en souffre + ne veut plus jamais donner son coeur + aime enseigner et transmettre plus que tout + Est soit adoré par ses élèves soit détesté + porte une alliance même s'il n'a jamais été marié +

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MessageSujet: Re: Dean - C'est une longue histoire...   Lun 13 Oct - 22:59



IL ÉTAIT UNE FOIS
Ma petite histoire…
(1/2)


« Une main tendue dans le noir… »

Il fait noir dehors, pourtant, il est toujours éveillé. Ses yeux noisette grands ouverts contemplent le sol d’un air vague. Deux heures qu’il est là et n’a pas encore prononcé un son. Tout à coup, il frisonne, ses petits bras se hérissent. Il sent monter en lui une vague de tristesse. Ce n’est pas la première fois qu’il a froid mais là, il sait que son papa et sa maman ne seront plus là pour le réchauffer. Il le sait, il le sent. Il les a vus, il a entendu leur agonie... La porte s’ouvre, il lève les yeux attendant un signe, mais rien ne vient. La personne vient reprendre un plateau qu’il a à peine touché. « Il faut manger tu sais… Je te le laisse encore un peu ? » propose-t-elle, peu convaincue. Elle en a vu des gamins paumés et celui-ci ne fait pas exception. Elle s’éloigne, elle a beau voir des malades toute la journée, le vide dans les yeux de ce petit garçon lui fait bien de la peine.
Elle le laisse là.
Assis sur son lit.
Tout seul dans le silence.
Elle referme la porte derrière elle. « Il a mangé ? », lui demande un collègue infirmier. « Un peu, mais ce qui m’inquiète c’est qu’il n’a pas bougé depuis 2h… Elle arrive quand l’assistante pour lui ? ». Son collègue regarde l’heure sur la pendule suspendue, banalement blanche, sur un mur blanc. « Elle devrait plus tarder… Tu sais que ses parents ne s’en sont pas sortis hein ? Sacré accident de bagnole… ». Quelqu’un frappe à la porte ouverte. Elle est blonde, grande, elle ressemble à un mannequin de magasine. Elle dit simplement «Bonjour, je cherche Dean Goldman ? » L’infirmière la considère avec bienveillance. Elle la connait un peu, c’est une nouvelle mais elle a l’air de faire des merveilles avec les enfants. « Oui, il est en 214, Meryl ». La blonde ne se fait pas prier et repasse dans le couloir, devant la porte elle frappe deux coups secs et entre.

Il fait noir dehors, une bourrasque de vent frappe violemment les fenêtres lorsque la porte s’ouvre une nouvelle fois. La jeune assistante sociale pose son sac sur une table basse située dans l’entrée. Elle s’approche du lit et s’accroupi à sa hauteur. « Dean ? ». Les yeux du petit garçon se lèvent doucement vers la dame, elle est jeune, elle ressemble un peu à sa maman. « Je m’appelle Meryl », elle fait un sourire. Malgré lui, Dean sourit aussi. Il se rend compte que ça lui fait mal dans la poitrine, il ne comprend pas… Il cligne des yeux, une fois, il cligne des yeux une deuxième fois, avant de les baisser. Le silence se pose une nouvelle fois. Une main entre dans son champ de vision jusqu’à se poser sur la sienne.
« On ne va pas te laisser ici tu sais… ». Il lève de nouveau les yeux vers la jeune femme, il est grand, il sait. « Elle est où ma maman ? » demande-t-il son regard braqué sur la jeune blonde. « Oh mon chéri… Ton papa et ta maman se sont endormis à cause de l’accident… Les médecins ont fait tout ce qu’ils ont pu mais ils n’ont pas réussi à les réveiller… ». Il veut être fort, mais ses yeux se baignent de larmes, il savait mais il avait peur de l’entendre dire « Ils sont morts c’est ça ? Comme mamie ? », murmure-t-il. Les yeux verts d’eau de la dame l’observent attentivement, elle a lu son dossier, elle sait exactement pourquoi elle est là. Pas d’autre famille proche n’a pu être contactée. Né à Cork, parents écossais, rien sur eux… « Oui, et comme ta mamie, ta maman et ton papa vont continuer à vivre dans ton cœur » Il hésite. Il veut ouvrir la bouche mais rien ne sort, veut demander pour sa petite sœur, l’écho de ses cris raisonnent encore dans sa tête, c’est la dernière chose dont il se rappelle.
Elle lui dit « Tu n’as pas besoin de parler tout de suite, ne t’inquiète pas… Il faut dormir mon chéri, d’accord ? » Il hoche la tête du côté droit, ses yeux humides sont baissés et son visage marqué par la fatigue. « C’est un oui ? Bon… Tu passes encore une nuit ici en observation et demain, tu viendras avec moi » Il la suit du regard tandis qu’elle se relève. Elle se penche sur lui et embrasse son front. « Je reste avec toi cette nuit d’accord ? » Il regarde autour de lui, comme s’il découvrait cette pièce. Elle prend une chaise et s’assoit à ses côtés. Etrangement, il se sent un peu mieux que tout à l’heure, il s’allonge dans le lit, elle le borde doucement. Il ferme les yeux. Il entend la voix de sa maman, son chant de berceuse qui vient tout droit de son cœur. Il ne sait pas où il est, mais il sait qu’il ne sera pas seul.

Il fait noir dehors, pourtant, il n’a plus peur, il s’est endormi. Le rythme de la chanson qu’il fredonne dans sa tête et la respiration de la dame à ses côtés le berce. Plus tard, il entend une porte qui se referme. Puis le silence. Il a froid de nouveau, mais il se sent trop faible pour ouvrir les yeux. De petites larmes s’écoulent sur ses joues, il murmure « Papa… Maman… » mais il dort encore…


« Une seconde famille… »

Meryl frappe à la porte de la grande maison. C’est un foyer d’intermittence, il est censé y rester six mois le temps de trouver une vraie famille. C’était des amis de la famille de Dean qui s’étaient proposés de le garder mais ne pouvaient pas en assumer la charge sur du long terme et ne pouvaient pas l’adopter. Ils s’étaient tout de même proposés pour réhabituer l’enfant à la vie de famille avant une adoption définitive. Ils le connaissaient un peu et c’était mieux pour l’enfant que de rester dans l’orphelinat mais c’était toujours très déchirant. C’est un homme d’une bonne quarantaine d’années qui lui ouvrit. Il dit « Oui ? ». Meryl montra sa carte. « Meryl Game, assistante sociale, je viens chercher Dean ?  Votre femme est là ? » L’homme, lui fait un sourire timide, puis la laisse entrer. « Oui oui. Je ne pensais pas que vous viendriez si tôt »
Dean… Elle se rappellerait toujours cette façon dont son petit poing s’était serré dans sa main lorsqu’elle était venue le chercher le lendemain à l’hôpital.
Il avait tout juste 6 ans lors de l’accident et était en état de choc. Avec lui, sa mère, son père et sa sœur de 2 ans. L’enquête avait conclu à un dérapage dans un virage dangereux sur la chaussée verglacée. Sans doute que la mère qui conduisait roulait un peu trop vite mais n’était la faute de personne. Dean avait été retrouvé sonné mais bien vivant, seulement avec poignet fracturé, des blessures et une légère commotion. Tout l’avant de la voiture était tombé à pic dans un ravin et avait tué les passagers sur le coup.
Il devait avoir eu une enfance heureuse mais la vie les avait rattrapés lui et sa famille.

« Dean fait quelques cauchemars la nuit, il hurle, réveille la maison et quand on vient le voir ne sait plus où il est… Il pleure encore beaucoup Josh et Betty. La nuit dernière lors de l’orage ça a été terrible… » Meryl prit la tasse de thé qu’on lui avait offerte. « C’est normal. Vous connaissiez bien ses parents donc ? … » « Ma femme a fait le ménage chez Betty lorsqu’ils sont arrivés à Cork. Elle s’est occupé de Dean lorsqu’il était petit jusqu’à ce qu’elle arrête de travailler avec l’arrivée de la petite deuxième… Quel drame… » La femme à ses côtés prend son mari par la main, on sent bien qu’elle a du mal à retenir son émotion également, elle ajoute seulement « Betty était une femme très bien… Garder Dean chez nous était le moins que nous puissions faire pour lui rendre hommage… »
C’est là qu’une petite voix cria « Meryl !!! » Ce cri arracha un sourire immense au le visage de la jeune femme. Puis d’un coup, elle se retrouva nez à nez avec un petit garçon qui semblait avoir vu le ciel et ses étoiles. Le couple sembla également heureux de voir le petit bout de chou débarquer. Ils l’aimaient ça se voyait. Et pourtant, ils ne pouvaient pas le garder, c’était comme ça, ils n’étaient qu’une étape sur son passage. D’un geste tendre, elle caressa le visage de l’enfant et, comme par instinct, il vient se loger contre elle. Elle le prit doucement sur ses genoux et elle continua de caresser ses cheveux châtains. « Oui, on commence à bien se connaître, hein Dean ?… Je vous remercie en tout cas pour votre temps… ». Quand Dean comprit que Meryl venait le chercher il se laissa glisser des genoux de la jeune femme, ils n’avaient pas dit cet après-midi ? Il regarda les trois adultes avec une inquiétude mêlée d’incompréhension. L’homme s’approcha de l’enfant et vint poser ses deux mains sur ses épaules avant de lui murmurer « Je suis désolé, Dean, c’est l’heure du départ mon p’tit gars… » Dean le regarde, ses yeux d’enfants reflétant une infinie tristesse mais il hoche la tête. Il le savait mais il n’avait pas envie d’écouter… La jeune assistante sentit une profonde compréhension entre ces deux hommes. Tout à coup, les yeux de Dean lui piquèrent et s’embuèrent. Il lève un regard dur vers Meryl, il lui en veut, bien sûr qu’il lui en veut. Mais elle voit surtout une immense tristesse dans son regard et elle sent derrière toute sa fragilité.
Il déglutit avant de laisser tomber les armes… « Me laissez pas, s’il vous plait, me laissez pas… », le petit garçon redevint un petit garçon, sa voix est gorgée de larmes. « Si c’est moi, je m’améliorerais, je te promets, me laisse pas… », sa voix n’est plus qu’un chuchotement, une plainte, elle filait entre ses lèvres qui commençaient à trembler. L’homme le pris tout doucement dans ses bras et lui murmura à l’oreille « Arrête… Dean. Tu es un petit garçon formidable, ton papa et ta maman étaient très fiers de toi et tu grandiras au sein d’une bonne famille qui sera également très fière, je suis certain… Puis ravale-moi ces larmes, je t’ai déjà dit que les vrais garçons ne pleuraient pas… ». Dean veut objecter mais il se rend compte que l’homme qui le tient a commencé à trembler, il lui sourit mais l’émotion est palpable. Sa femme vient s’accroupir près de lui, comme pour le soutenir. « Tu n’as pas été là longtemps mon cher petit, mais nous t’aimons très fort… Je t’en prie devient un grand homme. Et surtout reste quelqu’un de bien… ».
Elle embrasse sa petite joue. Le petit garçon a arrêté de pleurer. Il grave dans son cœur le souvenir de ce moment. De ce tout premier moment où on lui a dit « je t’aime » depuis ceux de son papa et de sa maman. Il hoche la tête et dit doucement : « Je reviendrais vous voir quand je serais grand… ». Cette fois c’est l’homme qui est au bord des larmes, il rit pour cacher son trouble. Il dit « Tu me le promets ? ». Dean hoche la tête. « Je te le promets ». Ils se sont tous les trois embrassés. Au bout d’un petit temps, Meryl s’est levée et avec un sourire tendre elle prononça : « Allez, Dean, on s’en va ».


« Jamais deux sans trois » ou « la troisième sera la bonne »

« Dean, mon chéri… » Cela fait déjà 2 mois que Meryl l’avait ramené au foyer. Le fait de le faire passer dans une famille permettait une validation de son dossier plus rapide pour l’adoption : pas de troubles du comportement ou de l’attachement signalé... Tout s’était bien passé.
Ce jour-là, elle s’assit en face de lui toute souriante. Il répondit par un autre sourire surmonté de ses grands yeux toujours un peu tristes. Il souriait facilement, s’en était parfois bouleversant mais chaque enfant avait sa façon de réagir face aux absences. Meryl sentait en lui parfois un déchirement constant qui se battait contre une envie de vivre. Et cette dernière le poussait bien plus haut qu’il ne saurait encore l’imaginer. « Dean, mon chéri… Tu rencontres ta famille d’accueil demain ! ». Il baissa les yeux, semblant réfléchir. Dans sa tête, tout allait très vite. Contre toute attente,  lorsqu’il releva la tête ses joues avaient commencées à prendre une teinte pourpre et de ses yeux coulaient de petites larmes. « Ca veut dire qu’ils vont remplacer mon papa et ma maman ? », Meryl se sentit prise en faute. Ils avaient déjà eu cette discussion et Dean l’avait aussi eu avec la psychologue pour enfant. Ce n’était pas facile pour lui car il se souvenait parfaitement de ses parents et de leur visage... « Personne ne remplacera jamais ton père et ta mère mon chéri. Mais ils vont t’aimer comme leur enfant… » Elle lui sourit avec tout l’amour du monde. S’en suivit plein de questions « Et comment ils s’appellent ? » - Lily et Ewen. « Et je vais avoir des petits frères et des petites sœurs ? » - Ils ont deux filles qui s’appellent Laeticia et Laurel. « Et pourquoi ils m’adoptent s’ils ont déjà des petites filles ? » - Parce que ta future maman ne peut plus avoir d’enfants et qu’ils souhaitent faire plaisir à un petit garçon comme toi. « Et elles ont quelle âge ? » - Elles ont 6 ans comme toi, elles sont jumelles. « Et elles aiment les animaux ? » - Oh, ça je ne sais pas, il faudra lui demander mon chéri. Mais tu sais, si tu es d’accord, ils viendront jeudi pour te voir. « Et quand est-ce que je pourrais venir chez eux ? » - Et bien… Dans deux mois si tout se passe bien. Sur ce, il ne répondit pas tout de suite, il se frotta le menton comme un adulte. « Mais dans deux mois c’est mon anniversaire ? » Elle sourit et hocha la tête. – Oui, en effet.

Lily était stressée, elle allait rencontrer le petit Dean pour la première fois. Un an pour la procédure d’adoption et ils n’avaient su que deux mois avant à quoi allait ressembler le futur membre de leur famille. Il avait l’âge des filles, c’était parfait pour elles. En ce moment, elles étaient à la danse. Elle sourit parce que Laurel ronchonnait lorsqu’elle l’avait déposée et que Laeti lui avait fait la morale. Ses petites chipies… Ah, elle les aimait tellement… C’était aussi pour elles qu’elle faisait ça. Pour ne pas qu’elles se renferment l’une sur l’autre, pour qu’elles s’ouvrent à d’autres…
Lily voulait troubler le moins possible le petit garçon pour une première rencontre et avait donc décidé de venir seulement avec son mari. La femme qu’elle avait rencontrée, Meryl, lui avait dit qu’il avait été affecté par son dernier placement et qu’il fallait le mettre en confiance. D’après elle c’était un petit garçon calme qui n’avait pas un passif trop complexe, cela avait rassuré Lily. C’est Ewen qui avait parlé en premier de l’adoption. Il a dit : « nous avons les moyens d’offrir à un enfant qui n’en a plus une vraie famille », elle avait beaucoup hésité avant de dire oui. Ce n’était pas une décision sur laquelle on pouvait revenir. Ils avaient tous les deux une belle situation et avait fini par être convaincue en effet qu’ils avaient encore beaucoup à donner. Elle avait été comédienne et metteuse en scène à la Royal Shakespeare Compagny et maintenant était professeur dans une école de comédie en Irlande, parfois en route pour Londres ou Paris pour des interventions ou des conventions mais elle essayait d’être à la maison tous les week-ends. Son mari quant à lui était directeur d’une école primaire à Cork. Il ne devrait pas tarder. Elle tira une clope, un de ses nombreux défauts. Elle s’arrêta lorsqu’elle sentit une main se poser sur la sienne alors qu’elle essayait vainement d’allumer sa cigarette. « Ewen… », souffla-t-elle, elle reconnaissait la caresse de son homme entre mille. Ce n’était peut-être pas le plus beau, ni le plus riche, il était têtu et buté, parfois dur mais il était un père merveilleux et il avait cette voix qui savait la rassurer lorsqu’elle était perdue, c’était son meilleur ami et les années n’avaient jamais terni leur relation. « Ma chérie… On y va ? » Lily rangea sa cigarette. Elle hocha la tête avec un grand sourire.
Lorsqu’ils entrèrent dans la pièce, ils virent un petit garçon aux cheveux châtains qui les fixait avec tant de désir et d’inquiétude qu’ils ne purent que fondre. Lily serra plus fort la main d’Ewen. Lui était perdu dans la contemplation de l’enfant. Son fils. Son fils enfin. Il adorait ses filles, mais un fils… Un an qu’ils attendaient. Enfin six mois voir un an de discussion avant et ensuite un an de procédure. Il avait appris que lorsqu’il se décidait tout juste ce petit garçon venait de perdre ses parents. Dean. Un joli prénom pour un enfant qui dégageait quelque chose de magique.
C’est Meryl qui commença la discussion avant de quitter la pièce pour les laisser tous les trois. Et ils parlèrent. Ils parlèrent surtout d’eux. Dean vit des photos des filles, ses sœurs. Il était en admiration devant ces deux petites copies qui apparemment ne se ressemblaient guère et surtout devant ces deux adultes devant lui. Un papa, une maman et un amour débordant. La complicité qu’il y avait entre eux se voyait sur leur visage et leur envie de partager cet amour mettait le petit garçon en confiance. Il ne savait pas très bien comment les appeler. Il était déjà grand et les souvenirs de son père et de sa mère étaient encore vivaces. Il était toujours Dean Goldman. Même si, même si, il allait peut-être finir par changer de nom un jour. Meryl lui avait dit « Ils s’appellent Scottman, tu as vu, c’est presque comme toi ! ». Il avait hoché la tête mais… Il était dans son cœur toujours le fils de ses parents. Un silence s’installa pendant que Dean se perdait dans ses pensées. Lily prit la parole. Elle prit ses mains dans les siennes et lui sourit. Ses yeux contemplaient les siens. « Nous ne remplacerons jamais ton papa et ta maman Dean. Mais nous t’aimerons comme notre propre fils ça c’est une promesse…  ». Dean sourit en retour. Et hocha la tête, satisfait, même si au fond, tout au fond, il y avait toujours les images de l’accident et la peur de l’abandon, intacts à jamais…



« L’adolescence est une période difficile pour tout le monde »

Dean est arrivé chez lui. Il a rencontré ses sœurs qui contre toute attente étaient ravies. Leurs parents leur en parlaient depuis tellement longtemps qu’elles étaient presque étonnées de ne voir débarquer qu’un petit garçon perdu. Elles lui ont donné leurs jouets (bon, la plupart étaient un peu cassés et peu adaptés à un petit garçon mais l’intention était là) et surtout lui avaient fait une place dans leur chambre. Leurs parents avaient décrété que Dean dormirait avec les filles. Il découvrit ainsi directement une vie de famille haute en couleur. Les filles étaient des chipies qui rendaient leur père fou de rage si facilement que s’en était déconcertant. La mère, Lily, était là, parfois non, parfois très présente, toujours à vouloir leur faire réciter des poésies et les faire lire ses enfants. Elle était le cœur de la maison, tout tournait grâce à elle et c’était une personne douce et aimante qui rentrait dans des crises de colères insoupçonnées que seul son mari pouvait calmer. Tous les soirs ce n’était pas télé, c’était lecture, les uns et les autres, chacun dans leur coin ou ensemble. Une vraie vie de famille et Dean commença à se sentir chez lui.
Laeticia était la plus folle. Elle racontait des histoires extraordinaires et pouvait jouer des heures avec des poupées pour les faire discuter. Elle aimait aussi le roller, la danse classique et les gâteaux et se plaisait à enseigner les recettes à son nouveau grand frère ainsi que des pas de danses. Tout ce qu’elle ne devait pas faire : sauter d’un muret, dans les flaques d’eau, grimper dans les arbres... C’était pour elle. Elle n’était pas garçon manquée pour autant, mais elle finissait toujours par rentrer avec les collants troués. La seule chose qui la contenait c’était la danse et elle était d’une grâce magnifique. Dean avait 3 mois de plus que les deux petites filles c’est-à-dire rien du tout de différence, mais cela ne les empêchaient pas de l’appeler « grand frère » quand même. Laurel était la plus sensible, une folle du travail et de l’effort, mais par contre avait le sport en horreur. Il avait une certaine gravité dans chaque chose qu’elle faisait, une peur de l’échec mais cette peur était associée à une finesse d’esprit rare. Elle pleurait à la moindre émotion et se relevait d’autant plus brave. C’était impressionnant à voir.
Elles étaient en symbiose totale. Le ying et le yang, la douceur et la rigueur associées pour ne former qu’un.
Dean quant à lui, se révélait chaque jour plus dégourdi. Actif, parfois un poil colérique et fougueux lorsqu’il s’agissait de protéger de son honneur, c’était un enfant déterminé, rieur et courageux. En grandissant il se montrait de plus en plus droit et fidèle envers sa famille, ses amis et surtout ses sœurs et de nombreuses fois il les défendit à leur insu se livrant à des bagarre avec des enfants parfois plus âgés que lui. Il revenait souvent blessé mais toujours plu résolu à ne pas se laisser faire par la vie. Ses nouveaux parents tenaient leur promesse et ne faisaient aucune différence entre lui et ses sœurs, les punitions étaient les mêmes pour tous, les câlins également mais les objectifs étaient adaptés en fonction de chacun. Ils étaient les trois mousquetaires. L’élite de la classe et la majorité du temps quand on leur demandait les filles répondaient qu’elles étaient triplées.

Ils furent pour la première fois séparés au collège. L’année d’avant il y avait même eu un déménagement pour que chacun ai sa chambre à 10 ans ça devenait obligatoire. Il n’empêche qu’ils étaient toujours fourrés l’un chez l’autre. De plus, le fait de ne pas être dans la même classe les obligeait à rencontrer d’autres personnes. Dean avait un fond assez solitaire mais avait la compagnie facile et s’entravertissait facilement et c’est aussi dans ces moments qu’il commença à s’intéresser aux garçons. En temps qu’amis d’abord, car par facilité il était plus souvent allé vers les filles, puis par intérêt. A douze-treize ans, il se rendit compte de son attirance pour les autres garçons de son âge. Il en parlait souvent avec les deux L qui elles-mêmes grandissaient et s’affirmaient bien plus vite en tant que femmes que lui et lui donnaient des conseils pour qu’il garde confiance en lui. Ce qu’il ne comprenait pas c’est que la vue d’une poitrine déclenchait également chez lui des renversements d’émotions.
C’est à quatorze ans, il tomba sous le charme de son premier garçon, légèrement plus vieux que lui. Il posa sur ses lèvres son premier baiser d’être humain et il se sentait bien. Il n’y avait plus que lui, ce n’était pas un amour profond mais c’était un premier petit ami. Ils s’entendaient à merveille et se parlaient comme dans un couple. Ses parents lui avaient toujours dit que quelques soit l’orientation de leurs enfants ils les accepteraient comme ils étaient. Laeticia développait aussi une préférence pour les personnes du même sexe, tandis que Laurel était pleine d’hormones pour les hommes. Les deux filles restaient très féminines et très complices et rapidement leur orientation fut naturelle.
Dean, lui, n’arrivait pas à se fixer. Les torses d’homme le rendaient fou de désir et les bouches sensuelles et les hanches des femmes le laissaient sans voix.  Ses potes homosexuels le rejetaient en disant qu’il ne faisait pas partie de leur milieu et ses potes hétéro le traitaient d’homo refoulé. Si bien pendant toute la fin de ses années de lycée il s’interdit d’avoir une quelconque sexualité et s’obligeait à penser homosexuel puisqu’il se rendait bien compte qu’il n’était pas totalement hétéro. Aux soirées, souvent c’était le seul célibataire et quand une fille venait lui parler et s’assoir sur ses genoux comme s’il n’était pas intéressé, il essayait de penser à autre chose alors que ses hormones d’ado criaient de désir.
Le lycée ne lui laissa pas de bon souvenir, il n’était ni populaire, ni dans le genre fêtard. Il vivait sa vie de son côté en s’occupant de son groupe de théâtre et en discutant avec ses sœurs et leurs ami(e)s. Ce que pensaient les autres de lui, de ses manières, de ses habitudes et bien, il avait choisi de les ignorer même si cela lui faisait mal. D’ailleurs, le cauchemar s’acheva en apothéose lorsqu’il tomba amoureux d’une jeune fille lors de sa dernière année de lycée. Il avait tellement envie d’aller la voir. Mais tout le monde était persuadé qu’il était de l’autre bord. Lorsqu’il prit enfin son courage à deux mains pour aller la draguer dans une soirée, d’abord elle ne compris pas, puis lorsqu’il s’approcha de plus près, elle se moqua de lui en lui disant « C’est la première fois qu’un gay veut sortir avec moi ! ». Et elle avait ri avec ses copines. Dean avait envie de hurler : Je ne suis pas gay ! Mais c’était peine perdue. Il se sentait seul et ses sœurs malgré leur présence ne pouvaient rien pour lui.

A 18 ans, il eut des informations sur son adoption dont une qui retient particulièrement son attention. Une sœur. Une autre sœur. Sa sœur. Sa sœur qu’il entendait encore crier dans ses pires cauchemars, elle avait survécu putain… Il a avait une autre sœur, ce bébé qui le poursuivait dans ses rêves, sa sœur. Elle avait survécu. Pourquoi personne ne lui avait jamais dit ? Il n’avait qu’un prénom : Nina et une famille d’accueil. La première chose qu’il fit fut d’aller voir Meryl et d’hurler sur tout le monde qu’il aurait dû être mis au courant et qu’il voulait la voir. Sauf que la seule réponse qu’on lui donna fut : « J’ai contacté ses parents adoptifs à plusieurs reprises… Elle n’a que 14 ans et elle ne sait pas qu’elle a été adoptée… Tu n’as pas le droit de débarquer dans sa vie comme ça Dean… ». Il en est resté dans une incompréhension noire et tourbillonnante. Une sœur, une sœur de sang… Bien sûr qu’il adorait ses sœurs adoptives mais là… C’était différent…
Sans le dire à personne il retrouva sa trace, il avait le nom de sa famille d’accueil, c’était bien assez… Elle habitait une petite ville au nord de Cork avec sa famille. Dean vint la voir. Lorsqu’il posa pour la première fois ses yeux sur sa chevelure châtain, il crut que ses jambes allaient lâcher. Son premier réflexe fut la fuite et il rentra chez lui par le premier bus. A sa deuxième tentative il ne la vit même pas. Puis, il prit l’habitude d’aller dans la petite ville tous les week-ends et se poser sur un banc dans sa rue, rien que pour la voir passer. Elle ne posa jamais les yeux sur lui et elle ne le reconnu jamais. Comment aurait-elle pu ? Puis, il vint moins souvent… Et il finit par ne plus venir du tout… Sa sœur… Son sang, le sien bouillonnait de la savoir aussi éloignée de lui… Il l’aimait tellement, il avait envie de lui parler, de partager avec elle… Mais il était incapable d’ouvrir la bouche, il n’avait pas le droit… Que pouvait-il faire ? L’aborder ? Etre ami avec elle ? Puis lui cacher la vérité ? Elle lui en aurait voulu avec le recul… Il ne pouvait que tourner le dos et espérer qu’un jour… Elle vienne vers lui…

Dans son dossier, il alla glisser une photo de lui, adulte et lui laissa une lettre signant son nouveau nom car il avait été officiellement adopté, en lui disant qu’il serait fier de la rencontrer un jour... Un jour… L’impatience le gagnait déjà… Un jour, peut-être qu’elle saurait, peut-être qu’elle le reconnaitrait dans la rue, au cinéma, dans la queue d’un magasin et ce jour-là peut-être que tout changerait… En attendant, il fallait être patient…
Il attendit et attendit encore jusqu’à poser cet espoir dans le côté de son cœur et l’oublier doucement…

« Le monde des mots… »

Les mots sont le reflet de l’âme. Les mots pensent les plaies. Dean faisait du théâtre depuis tout petit. Enfin, depuis qu’il était arrivé chez Lily et Ewen. Qu’il appelait le plus souvent papa et maman. Parce qu’après tout quand il avait entendu Leati et Laurel le dire, il avait été difficile de faire la distinction. Bien sûr, il avait toujours été plus distant qu’elles, surtout lorsque l’adolescence commença à arriver mais c’était également une question de caractère.

Dean avait donc dix-huit ans et était toujours en quête d’une identité lorsqu’il rencontra une jeune étudiante en lettre tandis que lui avait préféré la biologie. Elle avait les cheveux courts et blond, des hanches larges et voluptueuses, elle était belle à en mourir. Elle jouait du piano debout comme dit la chanson. Ses cheveux étaient doux, sa bouche était souriante, ses yeux d’un bleu limpide. Dean fut rapidement sous le charme de ce petit bout de femme avec un caractère bien trempé. Il lia facilement une amitié avec elle et fini par l’embrasser un soir après un cours de théâtre. Ils restèrent tous les deux un peu sous le choc, avant de se jeter l’un sur l’autre.
Assumer d’être heureux avec une femme était la plus belle expérience de sa vie. Il aimait ses hanches et sa façon de se déplacer. Il aimait ses baisers fougueux et il alla bien plus loin avec elle qu’avec n’importe quel autre personne avant. C’était ainsi que les choses devaient se passer. Son premier baiser à un homme, sa première nuit avec une femme. Il comprit qu’il n’avait pas à choisir. Il n’était ni homo, ni hétéro, ni mal dans sa peau. Il aimait ceux et celles qui lui plaisaient qu’importaient leur sexe. Pansexuel, on disait. Bisexuel. Les termes importaient peu, il était heureux. Il aimait à la folie et rien d’autre ne lui importait que son petit bout de femme.
Elle se dirigeait comme lui vers le professorat. Elle aimait l’enseignement et ils partageaient tous deux une soif des livres et une soif d’apprendre.
Les années passèrent, Dean commença à douter d’eux. Le temps changeait et les feuilles sur le sol glissaient. Cela faisait bientôt trois années qu’ils se fréquentaient qu’elle l’appelait mon homme, qu’elle lui parlait d’enfants, de mariage. Il commença à s’éloigner. Il la trompa une fois, à une soirée pour un coup de cœur qu’il avait eu pour un inconnu de sexe masculin et là il se dit qu’il était temps de couper les ponts.

Cela a été plus dur qu’il ne le pensait. L’amour, l’amour était aussi dévastateur qu’unificateur. Et il l’aimait. Il aurait pu jurer partout qu’il l’aimait mais… Plus comme avant. Plus avec la même envie. Dans le mois qui suivit la séparation, elle s’est vengée sur son meilleur ami puis elle a fait semblant de se tromper en envoyant leur sex-tape à Dean. Il n’avait pas pu pardonner. Il l’appréciait beaucoup mais on dit souvent que les meilleur(e)s petit(e)s ami(e)s dont les pires des ex. Dean eu un moment une profonde envie de tout détruire. Ca a commencé par des messages d’insultes et puis ça a fini dans un silence noir. L’air était glacial. Le mépris régnait et son prénom fut supprimé de toutes les lèvres.
Notre jeune Dean commença à sortir le soir. Ce n’était pas si facile car il n’était pas fêtard dans l’âme et la rupture, même si c’était lui qui l’avait déclenchée, avait été douloureuse. Au début, il ne sortit qu’avec des filles. Se pensant incapable de revenir aux hommes après trois ans d’amour. Puis, au fur à mesure de son célibat ses pulsions revirent à lui. Surtout lorsqu’il fut titularisé à Cork et que le prof de math commença à lui faire des avances. De fil en aiguille, ils devinrent surtout amis. Celui-ci le présenta à ses amis et ainsi de suite, Dean se retrouva bientôt presque entouré d’hommes. Et il recréa plus sérieusement les premières expériences commencées à quatorze ans. Ce fut un peu un temps de joyeuse débauche. Il avait 23 ans et une soif d’habitudes nouvelles. Il avait quitté ses parents depuis la fac et ses sœurs avaient quitté carrément le pays depuis quelques temps.

En effet, Laurel était partie en mission humanitaire en temps de médecin dans un dispensaire et Laeti parcourait le monde en tant que danseuse professionnelle, elle avait intégré le ballet de Moscou à 18 ans à peine et aujourd’hui à 23 ans continuait sa carrière en première ballerine.
Ils avaient tous trouvé leur voie et leurs parents étaient fier d’eux. Les rares repas en famille étaient ponctués de la même joie et bonne humeur qu’au tout début. Leurs trois rejetons étaient célibataires mais ils ne se faisaient aucun souci pour chacun d’entre eux.

C’est à 23 ans que Dean reçu une lettre. Ce n’était pas une lettre rose avec des fleurs et tout ça non, c’était écrit de la main d’une femme. Meryl. Des années qu’il n’avait eu aucune nouvelle. En même temps dès sa majorité le suivi avant été arrêté… Ce qui était plutôt normal. Il était écrit parmi toutes les marques d’attention «Le père de ta première famille d’accueil est malade. Il a arrêté de recevoir des enfants depuis quelques années mais je suis toujours en contact, ci-joint son adresse. Te souviens-tu de ta promesse ? Je crois que c’est le moment de la tenir… ».
Le jeune homme, aux cheveux en bataille eut comme un coup au cœur. Un grand frisson. Se souvenir ? Bien sûr oui… C’était dans ses premiers souvenirs après l’accident. Une promesse faite à 6 ans… Ca compte tout autant qu’une promesse faite à 20 ou à 30 ans. Elle avait glissé son enveloppe une carte avec une adresse. Il sorti une cigarette, la tapota sur la carte et l’alluma. La première bouffée fit retomber son stress. Qu’avait-il réussi ? Il pensa à son copain actuel, Tim, qu’il avait envie de quitter parce que qu’il s’ennuyait dans leur relation, à son poste de petit enseignant, à ses passions de théâtre, de cinéma, de lecture… Avait-il vraiment réussi sa vie ? Avait-il vraiment su faire germer le fruit de son travail ? Le fruit de son expérience ?

Il sonna à la porte de la maison, elle était plus grande dans ses souvenirs, c’était Katy qui lui ouvrit. Des rides et des cheveux blancs entouraient son visage mais à part ça elle n’avait pas changé. Elle l’avait serré dans ses bras. Elle avait déjà les larmes aux yeux, elle avait passé tendrement une main dans ses cheveux. Dean s’en voulu tout de suite de ne pas être venu avant. L’âme des humains est tellement fragile, nous sommes tellement tous souillés et brulés par la vie que l’on oublie ses promesses. « Il t’attend depuis tellement longtemps » avait-elle simplement chuchoté. Il s’est assis dans le fauteuil en face du sien. Ils se sont dit des compliments et des tendresses. Ils ont raconté leur demi-année passée ensemble. Ils ont ri. Ils ont fini par s’enlacer et se séparer. Lorsqu’il est sorti, Dean souriait mais arrivé dans la voiture, les larmes sont venues entacher son souvenir. Une page se tournait. Le cœur qui faiblissait. Il n’en avait que pour 6 mois. Putain, il se frappa la tête contre le volant de sa petite voiture, la vie était vraiment un gouffre. Il avait eu peur de ne pas être à la hauteur et n’était pas revenu alors qu’on ne l’attendait que lui. Lui. Ils le regardaient comme leur enfant et lui, égoïste, avait grandi loin d’eux. Il avait promis et il l’avait laissé partir. Il prit ses mains dans sa tête et resta un instant là, à se maudire.

A la fin de l’année, il était là, la main contre la sienne, ils avaient parlé tous les jours. Ils avaient raconté leur vie et leurs projets, il avait recréé ses projets de gamins et avait refait le monde mille fois. Mais ils avaient aussi parlé à Dean de ses parents, ses vrais parents, ceux qu’il n’avait pas eu la chance de connaître. Maintenant qu’il parait. Lui l’ancien meilleur ami de son père… Il ne lui restait plus rien… Il avait fait plus de cinq cents promesses. Parmi celles-ci, il avait promis de ne pas pleurer. Mais les promesses… Les promesses étaient faites pour être brisées. Non ? Les promesses étaient des mots, des mots doux et bien fichu, des mots fait pour qu’on y croit, mais il n’avait jamais signé de papier… Pourtant, il aurait voulu pouvoir les tenir. « Tu es un homme maintenant. Un vrai et je suis tellement fier de toi… » Dean souriait en entendant ses paroles mais il sentait la tristesse l’emplir et de lui dire « Je suis vraiment désolé de ne pas être venu plus tôt… » L’homme sourit, il était à l’hôpital et plus grand-chose ne lui rattachait à vie. « Reste aussi merveilleux que tu es et fait attention à ton cœur mon fils, c’est lui qui te jouera le plus de tour… Reste quelqu’un de droit et d’heureux… Promet-le moi… » Encore une promesse et bien sûr… « Oui, je te le promets »… Ils le savent tous les deux que ce sera impossible à tenir, personne ne peut être heureux toute sa vie mais ils y croient.




Dernière édition par Dean Scottman le Mar 14 Oct - 17:32, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Dean - C'est une longue histoire...   Lun 13 Oct - 22:59



IL ÉTAIT UNE FOIS
Ma petite histoire…
(2/2)



« Les chagrins nous touchent tous… »

« Reste avec elle… », Dean avait murmuré, puis il s’était levé brusquement. Qu’avait-il donc fait ? Tomber amoureux d’un homme marié. Pourquoi ? C’était pourtant si simple au début. Des gestes tendres, des caresses à l’échappée... Il l’avait repoussé. Ce n’était qu’un pote. Puis le premier baiser, sa langue contre la sienne avait fait l’effet d’une bombe et la première nuit… Inoubliable. Et ils en étaient là… « Olly me fait pas ça… Reste avec elle, j’t’en prie… Ne me fait pas ça… Pourquoi faut-il que tu compliques tout ? » Il voulait la quitter, il voulait abandonner ses enfants et sa famille pour lui, lui Dean. Qu’avait-il fait ? Il avait vécu un rêve éveillé. Il avait envie de crier « Mais bien sûr que je veux rester avec toi ! » Mais il était incapable de faire parler son cœur. Reste avec moi, il tendait mes mains et paniquait à l’idée de l’atteindre et voilà qu’il le touchait des doigts et que son arc-en-ciel tremblait et que sa vision se brouillait. Il quitta la table de restaurant. L’homme voulu le rattraper. Dean avait dix ans de moins que cet homme et l’aimait à en crever. Il aimait tellement qu’il lui vouait presque un culte. Il aimait à s’en déchirer les entrailles. Il était à quelques millimètres de son épaule et murmura « Dean, je ne veux pas que tu partes, je t’aime… ». Ses mains tremblaient, ses joues étaient en feu, Dean donna un coup d’épaule et s’enfuit sans un mot.
Il déambulait dans les rues. Comme ivre de peine. Il avait envie de hurler, il avait envie de crier. Il avait envie de taper dans les murs, de réveiller la terre entière. Le désespoir était un trou sans fin et la souffrance incalculable. Et l’autre appelait et qui laissait des messages inquiets. Et Dean il laissait le téléphone sonner, incapable de raccrocher, incapable de faire un geste, se laissant glisser contre un mur en pleine rue. Il commença à pleurer, les mâchoires crispées, le cœur béant. Un mec s’attarda sur lui pour le demander si ça allait. Dean se leva et le plaqua violemment sur le mur, étonné de sa propre violence. Il considéra l’homme, un gamin, un gamin putain, qui n’y connaissait sans doute rien à l’amour et à son pouvoir destructeur. Et cette impression de mourir. On connait et pourtant on n’apprend rien. On se protège, on s’ouvre et on s’aime. Oui, on s’aime. Dean lâcha le mec qui s’enfuit en courant sans demander son reste. Dean rentra chez lui et il tomba à genoux. Il se sentait faible et pourtant il était loin de l’être, il le savait au fond. Dans ces moments on aimerait être fragile et se briser pour pouvoir exprimer mais ça reste là, dans le cœur et dans la gorge et ça reste là à nécroser, comme une tumeur qui grossit sans douleur. Quelque chose qui est là mais que personne ne peut voir, un fardeau te bouffe et te grignote. Et l’autre con qui ne voulait pas le lâcher avec sa conne. La colère l’envahissait. Pourtant, le lendemain il alla au boulot comme si de rien n’était, incapable de faire son deuil les coups de téléphones et les messages d’amour raisonnaient à chacun de ses pas…

Et un jour, après des mois de discutions et de disputes le silence se leva. Les clopes commencèrent à s’enchainer plus vite. La haine commença à apaiser la douleur comme une braise qui remplaçait la flamme, toujours aussi brulante mais moins visible. Etre quelqu’un de bien ? Qu’est-ce que ça voulait dire exactement ça quand l’essentiel était parti ? Il maudissait et ruminait et… Il vit une silhouette dans la rue en tournant par hasard la tête. Prit d’une intuition, il s’arrêta. Lorsqu’il s’approcha, il vit une silhouette de femme. Elle était par terre, merde… Elle ne bougeait pas. Il ne fallait pas être bête pour se rendre compte de ce qui avait dû se passer. « Mademoiselle ??!! ». Ses histoires de cœur tout à coup disparurent… Ce qu’il voyait là, un être humain brisé, lui fit l’effet d’un coup de poing. « Je… Célia… ? »… Il resta bouche-bée, c’était une de ses élèves. Il eut envie de proférer tous les jurons de la terre, de cracher sur l’humanité. La colère l’envahit mais ce n’était pas le moment de s’oublier, il fallait agir. C’était impossible de rester calme mais son premier réflexe fut de lui donner sa veste. Il l’aida à l’enfiler avec des gestes pleins de tendresse. La seconde de lui dire « Est-ce que tu veux que je prévienne ta famille ? » - pas de réponse à part un non de la tête. Il fallait réfléchir vite, surtout ne pas la laisser là, il avait l’impression qu’elle y avait passé la nuit… « Tu peux marcher ? », il ne savait pas quoi faire, bien sûr qu’il devait appeler la police, les pompiers, le samu, mais il ne voyait plus rien dans son regard, il voulait juste la voir sourire de nouveau, comme il la voyait habituellement en cours… Il l’aida à se relever et s’accompagna jusqu’à la voiture. Pendant qu’il conduisait, il appela le secrétariat en disant qu’il ne viendrait pas à l’école aujourd’hui. L’affaire fut close, six ans qu’il était prof et il n’avait jamais loupé de journée de cours, ils n’allaient pas l’emmerder. Il l’emmena dans le seul lieu où il se sentait à l’abri. Son appartement. Son appartement d’homme célibataire ou plutôt d’homme récemment célibataire qui avait été en couple avec un homme adultère, une relation de trois ans… Son appart lui faisait peur mais il oubliait tout. Ce ne fut que lorsqu’il posa les pieds dans ce lieu que le froid revint. Ce n’était peut-être pas à bien y réfléchir la meilleure place au monde mais il espérait qu’elle s’y sentirait mieux que lui.
Il referma la porte puis lui posa une main qu’il voulait réconfortante sur l’épaule avant d’aller lui chercher des vêtements et de commencer à lui parler. Il lui proposa de prendre une douche, en rajoutant qu’elle pouvait y rester autant de temps qu’elle souhaitait. Il avait envie de la prendre dans ses bras, il lui fit un sourire doux comme si tout allait bien même si s’il était en vrac de la voir comme ça. Pendant qu’elle se changeait, il lui prépara un thé avec des petits gâteaux. Puis, il partit faire un petit bout de ménage. Changer les draps de son lit puis il se mit à la fenêtre pour fumer, ce contact familier lui fit du bien même si ses mains tremblaient de stress. La violence et la connerie humaine le dégoutait et le blessait. Il n’osait pas imaginer ce qu’elle avait dû traverser. A la fin de la clope, rien n’avait changé. Le monde était toujours aussi mauvais. Il trouva la force pour se mettre à son bureau pour bosser sur des copies en retard et regarder comment il pourrait rattraper ses cours de façon à arranger tout le monde. Il parlait tout seul pour que Célia ne se sente pas seule. Il espérait qu’elle s’endorme mais elle restait juste là, muette, mais ça ne le décourageait pas pour autant.

Quelques heures plus tard, elle lui montra un morceau de papier en le remerciant. Insistant sur le fait qu’elle souhaitait que ça reste un secret. Elle était mineure mais il ne pouvait rien lui refuser. Il hésita bien sûr mais pas très longtemps... « Tout ce que tu voudras Célia ! Et si tu ne te sens pas prête à rentrer chez toi, et à retourner au lycée, tu peux rester ici quelques temps, il n'y a pas de problème... J’ai préparé le lit pour toi… Tu peux aller te reposer, je reste là » Il espérait qu’elle avait confiance en lui. Il se fit un café. Puis s’installa à son bureau et resta toute la journée à veiller sur elle. Le soir, il dormit sur le canapé. Lui ça l’éloignait de la chambre et puis au final sa présence le rassurait et lui donnait une raison de me lever le matin.
A l’école, il eut souvent des questions sur Célia, sur lesquelles il répondait de façon évasive qu’il n’en savait rien. C’était très grave de cacher une élève mais il avait fait une promesse. Une promesse ce n’est pas vraiment que des mots, une promesse c’est un serment fait du bout du cœur, il le savait, il l’avait appris à de nombreuses reprises. Elle finit par recommencer à parler après un certain temps de mutisme en attendant et même après il lui racontait ses petites journées et essayait de la faire rire avec ses anecdotes burlesques de prof. Il lui passait des livres à lire et lui ramenait les cours qu’elle manquait. Il espérait seulement qu’elle ne s’ennuie pas trop et en même temps pour la première fois quelqu’un l’attendait dès qu’il rentrait et ça faisait du bien. Il changea le canapé au bout d’un mois pour éviter de se casser le dos.
Pour rendre son mensonge plus crédible, elle inventa quelque chose à faire passer auprès de sa famille. Elle avait l’air d’avoir réfléchit à ce qu’elle faisait. « Si c’est ce que tu veux… » avait-il déclaré, peu convaincu. Au moins, sa famille serait rassurée. Ça devenait complètement officiel cette installation chez lui, il eut peur qu’ils commencent à la chercher et qu’ils tombent sur lui. Mais étrangement cela marcha. Les gens cessèrent de lui demander où était son élève et elle fut désinscrite de l’année en cours.

Pour Célia les choses se compliquèrent lorsqu’elle apprit qu’elle était enceinte. Un enfant né de la haine et de l’ignorance. Pourquoi décida-t-elle de le garder ? Dean ne compris pas vraiment mais il murmura simplement d’un ton assuré « Je vais t'aider avec la grossesse, je serais toujours là pour toi. » C’était son choix et une fois de plus, il le respectait. Il y avait dans son attitude une sur-protection évidente mais Célia n’était plus une élève depuis longtemps pour lui. En tout, elle resta en tout une année. Une année entière, il y eu des hauts des bas. Il essaya d’être là à chaque fois. Il voulait lui apporter le meilleur et si aujourd’hui on lui demandait ce qu’il avait fait cette année là et bien il a mis sa vie de côté pour une jeune fille qui avait besoin de lui. Il avait peur pour elle à chaque instant, bien sûr qu’il avait peur : elle était si jeune et elle avait déjà tant souffert. Dean jouait le rôle de grand frère et de père pour cette magnifique et douce jeune fille qui suivait son chemin avec brio. Il était si fier d’elle et en même temps il avait tellement peur qu’elle chute.
Il l’aimait d’un amour inconditionnel. Mais Dean avait malgré lui une retenue et une pudeur dans ses déclarations d'amour. Les mots avaient chacun leur valeur et certains avaient du mal à sortir de son cœur. Malgré une facilité de contact et un don de soi évident, les confidences ne lui venaient que rarement.

Jusqu’à ce qu’elle parte…

Lorsque le jour J arriva cela lui fit un coup. Bien sûr qu’il la laissa partir avec le sourire même s’il avait mal. Le jour du grand départ, il la serra dans ses bras. Il lui dit « Tu seras toujours la bienvenue ici ma chère Célia… Prends soin de toi… », il caressa ses cheveux avec satisfaction, une grande fille qu’il laissait partir. Ces derniers mois chez lui avaient été un enfer pour elle, mais elle était si forte… « Tu me dis quand tu es installée que je passe te voir, d’accord ? ». Il la serra à nouveau très fort dans ses bras sans lui dire à quel point il la considérait mais après tout quelle importance ? Elle le savait...


La résurrection du phénix

La vie repris son cours. C’était évident que Célia laissait un vide immense derrière elle. Il regardait son appartement désespérément calme. Il avait 30 balais ça y est et sa vie était un fil décousu d’histoires qui se chevauchaient. Des histoires d’amour fortes, des plaies béantes, des joies immenses… Il alla revoir ses parents. Ses parents d’adoption, qui avaient essayé par leur présence et leur amour de lui faire oublier ses blessures. Il ne se rappelait aujourd’hui de ses parents biologiques que des sourires et des impressions de joie… Leurs visages n’étaient plus que des semblants d’animation par rapport aux photos qu’on lui avait données et de sa petite sœur que le souvenir d’un poids dans ses bras quand sa mère lui avait posé dans les bras. Ses sœurs, ses sœurs d’adaptions, ses merveilleuses sœurs, elles, vivaient leur vie de leur côté, heureuses, Leati était d’ailleurs professeur de danse dans une école à Dublin et il ne manquait pas d’aller lui rendre visite dès qu’il allait revoir Célia. Pourtant, les mois passaient le moral ne s’améliorait que doucement, la solitude lui pesait et même s’il sortait avec ses collègues ça n’avait plus la même saveur qu’avant. Un seul rayon de soleil était l’amitié d’une certaine demoiselle avait qui il sortait souvent.
La vie s’écoulait tranquillement jusqu’à ce que l’amour frappe une nouvelle fois à la porte de son cœur. Elle. C’était une elle. Et elle est venue par la petite porte. Il connaissait Joyce depuis ses 16 ans, amie de lycée de Laurel, c’était une femme sensuelle et forte, le genre de demoiselle qui ne laisse pas rentrer d’homme dans sa vie avant de l’avoir décidé. Oh, elle avait bien tenté de tourner autour de Dean mais à cette époque c’était lui qui avait mis de la distance. Les choix d’ados à cette époque, il était paumé.
Ce matin-là, cela faisait environ 3 mois qu’il sortait avec Olly (l’homme marié), le vent glacial de novembre fouettait ses joues. Son écharpe jusqu’au-dessus du nez il rentra dans un café. C’est là qu’il reconnut Joyce. Elle avait tellement changé, ses cheveux longs et ondulés étaient devenus courts et ses yeux clairs se cachaient derrière une paire de lunettes. Enfin, reconnue, c’était un grand mot puisque c’était elle qui était venue devant lui pour demander : « Dean ? ». Il avait plissé les yeux et avait reconnu la jeune femme. « Joyce ! Ah bah ça fait plaisir de te voir ! Tu veux prendre un café ? » Elle lui avait répondu avec un grand sourire « Oui avec plaisir, mais après je file parce que je dois récupérer ma fille à l’école ! ».
Puis ils s’étaient laissé leur numéro pour qu’il puisse laisser celui-ci à Laurel. Et puis ils s’étaient revus, au cinéma, au bar, à une exposition, tout en gardant une relation très amicale. Dean appris que Joyce avait eu un bébé à vingt ans avec un homme qu’elle aimait profondément et puis les hasards de la vie avaient fait qu’elle avait dû partir à Londres pour le travail et que l’homme avait un poste important aux US. La petite avait 4 ans. Ce n’était que provisoire, il allait revenir vite... Mais le provisoire, parfois ça dure longtemps… Cette relation longue distance ne marcha que peu de temps et l’homme finit par lui avouer à peine un an plus tard qu’il avait trouvé une autre femme et qu’il souhaitait vivre avec elle. Une histoire un peu compliquée comme toutes les histoires. Lorsqu’ils s’étaient revus, elle venait de revenir sur Cork : son père était malade et étant fille unique elle avait préféré revenir pour s’occuper de lui.
Dean ne tenta jamais rien. A vrai dire ça ne lui était même pas venu à l’idée. Avant, il y avait Olly et même s’il n’était pas exclusif avec lui, Dean n’allait pas voir ailleurs et puis ensuite il récupérait de sa rupture et il y avait Célia. Pour, Joyce qui sortait d’une relation de cinq années avec un homme, et qui s’occupait de sa fille chérie toute seule depuis deux ans, l’idée du couple était un peu dépassée.  Même si le charme de Dean ne la laissait pas indifférente –d’ailleurs, il ne l’avait jamais laissé indifférente–, la jeune femme se méfiait des hommes. Ils devinrent amis, même meilleurs amis il fallait le dire et la jeune femme commença à laisser Dean entrer dans sa vie et celle de sa fille.

Lorsque Célia fut partie, la donne changea pour Dean. Plus d’un an qu’il était célibataire et encore, d’une relation sans lendemain qui avait duré 3 ans de bêtises et son âge commença à lui peser. Il avait 30 ans. S’occuper de Célia avait réveillé une envie de famille et avait réparé son cœur. Il repensait à sa douleur et se trouvait fou d’avoir failli perdre la raison pour une relation que la raison jugeait sans lendemain.
Un jour qu’il invitait Joyce à manger un morceau, il ne sait pas pourquoi, était-ce ses cheveux qu’elle avait laissé pousser, ou son nouveau parfum, il la vit différemment et puis les jours passaient et il commençait à lui parler un peu plus, à lui envoyer des textos, à l’inviter plus souvent… Quelque chose se passait. Il se sentait empli d’une joie nouvelle, la vie reprenait son cours enfin. Il avait déjà rencontré la fille de Joyce qui était une petite fille délicieusement maligne et drôle, elle l’appelait même tonton depuis le temps qu’il était ami avec sa mère. Elle avait onze ans et à de nombreuses reprises Dean l’avait emmenée au théâtre avec sa maman, lui avait passé des livres et avait discuté avec elle pendant des heures. Il l’avait même aidé à faire ses devoirs et gardée quelques rares soirs où sa maman sortait. Les choses changeaient et dès qu’il rentrait chez lui, après avoir passé un après-midi avec les deux femmes, il se sentait triste et seul… Il allait à son balcon et soufflait une cigarette en pensant à ces moments de bonheurs qu’il vivait et souriait comme un idiot.
Un soir, il invita Joyce chez lui, sans sa fille, il lui dit « Je vais te faire à manger pour une fois ! ». C’était la première fois, depuis quatre ans qu’il l’avait rencontrée, qu’il l’invitait chez lui. Son sanctuaire d’homme qui avait abrité l’espace d’une année l’esprit d’une jeune et merveilleuse demoiselle était redevenu un espace de vie comme tant d’autres. Il avait égayé l’endroit par une nouvelle nappe et un bouquet de fleurs posées sur une table mise. La petite dormait chez une amie donc pas d’heures imposées, juste tous les deux. Ils s’étaient posés et avaient ri ensemble comme à leur habitude, bu, mangé et puis lorsque vint le temps de se quitter, ils ne voulaient pas se séparer. Lorsqu’elle commença à mettre son manteau, il posa la main sur sa hanche et murmura. « Reste encore, s’il te plait… »… Sa main contre elle, il se sentait fébrile, il l’avait déjà serré contre lui et enlacée bien sûr mais pas comme ça. Elle avait levé les yeux et avait souri, elle avait fait tomber son manteau et déclaré sur le même ton « J’espérais que tu me dises ça… », elle roula des hanches et Dean cru exploser de joie.

Un peu moins de dix mois plus tard, ils s’installaient ensemble, cela faisaient 5 ans qu’ils se connaissaient et se fréquentaient, rien ne leur semblait plus logique. Cela se fit avec l’accord de sa fille naturellement mais cela faisait longtemps qu’elle espérait déjà qu’il se passe quelque chose entre eux. Dean était super. Il lui offrait des cadeaux et écoutait ses confidences d’adolescente sans en parler à sa mère. C’était presque la première fois pour elle qu’elle avait un père présent et elle adorait ça. En plus, Dean était quelqu’un d’épanoui, de cool et avec qui on pouvait vraiment déconner. Certes, elle avait un peu hésité avant de dire oui à cet homme qui lui volait sa mère mais il y avait une complicité entre eux incroyable. Et Dean pouvait dire qu’il n’avait jamais été aussi heureux sur autant de temps…


La vie est une ombre malveillante

Le soleil illuminait de ses rayons chauds le jeune homme accroupi. Il passa une main tremblante sur la pierre froide, dégageant déjà une légère poussière. Il avait les larmes aux yeux mais ne pleurait pas. Ca restait bloqué dans sa gorge. Il se souvenait des crises de larmes qu’il avait pu avoir pour ses dernières aventures. Là, il aimait tout autant sinon plus et rien ne sortait, juste ses lèvres qui tremblaient et des frissons continus. De son pouce gauche, il caressait son alliance sans s’en rendre compte. Il avait envie de la voir et de l’embrasser. Sur la pierre marbrée était tristement gravé « Joyce Dalton 1976-2011 ». Il se releva difficilement, tout le monde était parti sauf sa fille, il voulut lui serrer la main. Mais elle le repoussa, il savait qu’elle était en colère. Triste et en colère. Huit ans qu’elle le connaissait et c’était la première fois qu’elle le repoussait et ça aussi c’était douloureux. Sa fille avait quinze ans, il ne l’avait pas adoptée et elle partait le lendemain pour New York rejoindre la famille de son père biologique qui avait eu la délicatesse de ne pas venir à l’enterrement. Elle ajouta pour enfoncer le clou « Lâche-moi t’es pas mon père ! », Dean la regarda avec gravité puis baissa les yeux sur la pierre tombale, comme pour attendre une réponse de Joyce. C’est vrai. Juridiquement, il n’avait aucun droit sur elle, pourtant il l’aimait comme sa fille. Cette alliance qu’il portait ne signifiait rien, d’ailleurs elle n’était même pas encore gravée d’une date, juste un Dean&Joyce enlacés. Elle était décédée avant que le mariage ait pu avoir lieu, pourtant il refusait de l’enlever... Elle était toute sa vie...
La maison allait être vendue et il avait retrouvé un petit appartement dans le centre de Cork. Il allait se retrouver seul... Sans sa fille..  Son père biologique n’était pas quelqu’un de mauvais et elle le connaissait, il l’avait toujours revue de temps en temps mais l’homme qui aimait sa mère ce n’était pas lui… Dean lui avait juré qu’il les protègerait toutes les deux et… Elle était morte. Et bien sûr que ce n’était pas de sa faute, bien sûr, mais l’adolescente en larmes ne pouvait plus le voir. Lorsqu’elle prit ses affaires et que son père vint la chercher à l’appartement, elle ne dit même pas un mot d’au revoir.

« Joyce, tu me manques… » murmura-t-il près de la pierre. Il était seul cette fois. Il repensa à cette nuit terrible où elle s’était faite assassiner en rentrant chez elle. C'était un mot fort mais Dean n'en trouvait aucun autre...
Une rue de banlieue sombre, elle rentrait à pied d'une petite soirée entre copines, elle avait 20 minutes à marcher, un chemin qu'elle connaissait par coeur et... une voiture l’avait percutée et s’était enfuie et elle s’était vidée de son sang, toute seule.
Elle seulement réussi à composer le dernier numéro appelé, le sien. Ses mots étaient hachés et embués de larmes, elle lui avait dit où elle était. Il se souvenait d’avoir couru, il ne sentait plus ses jambes, son cœur en feu. Lorsqu’il l’avait retrouvée, c’était trop tard, elle ne répondait plus depuis un moment. Du sang, du sang partout dans ses mains tremblantes, elle semblait dormir mais elle était si froide... Il avait appelé une ambulance mais les pompiers n’avaient pas pu la ranimer. Un jeune homme s’était rendu à la police le lendemain, mais blessure dans le cœur de Dean ne se refermerait pas pour autant. Ses derniers mots avaient été pour sa fille. Joyce… Il revoyait son visage entre ses mains. Ses lèvres et son sourire lui manquait, sa façon de lui dire de se raser avant de l’embrasser sur la pointe des pieds. Il sourit malgré lui, étouffant un léger rire pour ne pas pleurer. Puis ses yeux se baissèrent et les souvenirs s’enchainèrent. Surtout ses baisers en cascades qui ne semblaient jamais s’arrêter, des baisers ponctués par son rire, un rire qui avait le goût du bonheur… Il leva les yeux pour ne pas les mouiller de larmes respirant l’air calme du cimetière. Ses paupières se fermèrent. Il ne sentait plus que la pierre glacée sous lui. Il était seul. « Joyce… On ne méritait pas ça ma chérie… »… Il pensa à l’enfant qu’elle portait, à cette vie qui s’arrêtait brutalement, à sa fille qui était partie en emportant ce qu’il restait d’eux...
La vie était compliquée. Les hommes étaient compliqués. Les hommes gardent leur cœur comme une caverne. Ils se terrent et lorsqu’ils sortent tout semble aller mieux… Dean ne faisait pas exception à la règle. Lorsqu’il reint après un mois d’arrêt, son regard était toujours aussi vif mais avait perdu sa flamme, son sourire toujours aussi tendre mais plus aussi large, puis plus aussi pétillant…

Trois ans sont passés. Aujourd’hui Dean est toujours lui-même. Un prof de bio drôle, dynamique et intéressant, un qui sait se faire respecter et qui obtient le silence dès qu’il commence à parler, un de ceux qui s’intéresse à chacun de ses élèves et qui construit dans ses classes comme une petite famille. Un de ceux qui est soit adoré, soit détesté par ses élèves.
La fille de Joyce ? Il ne sait pas, il n’a plus aucun contact, aucune nouvelles depuis qu'il a claqué la porte de chez eux pour aller à l'autre bout du monde. Il a bien essayé mais elle ne lui a jamais répondu et comme il avait fait avec Célia, il a respecté le choix de l'adolescente.
Il fait des rencontres sans se poser, sa vie est faite. Sa liberté, il 'a prise, il est plus souvent ailleurs que chez lui. Il a toujours cette facilité pour faire des rencontres et parler, il a retrouvé ce sourire de fou et ses yeux si expressifs qu’on croirait lire dedans. Pourtant les secrets qu’il cache et qui l’ont blessé sont nombreux.
Pendant un an, tous les mois, le 25, il déposait une gerbe de fleur sur la tombe de Joyce, aujourd’hui, il y va lorsqu’il y pense, s’assoit devant sa tombe et reste parfois des heures à papoter, mais cela se fait de plus en plus rare. Il ne l’oublie pas non bien sûr mais il l’avance. Est-ce qu’il l’aime encore ? Oui, il l’aimera toujours et chérira leurs souvenirs et leurs projets à jamais arrêtés. Mais pour tout dire, elle le hante moins qu’avant, parfois il se réveille avec l’impression de ses lèvres sur les siennes mais il ne découvre qu’un autre corps à ses côtés et sourit. La vie, la vie toujours la vie. Volage, oui. Blessé et douloureux souvent. Mais vivant. A chaque petite cigarette qu’il allume, il pense à elle, à ces moments de bonheur qui se consument toujours trop vite. Son deuil est fait mais il ne compte pas retomber amoureux. Comment ne pas garder de séquelles malgré tout ? Il a un peu honte de sa vie de vagabond, surtout depuis que Célia lui a dit qu’elle revenait sur Cork. Et en même temps il n’a trouvé rien de mieux que cette fuite en avant pour faire passer les années sans souffrir.

Oh, il s’est passé beaucoup de choses pendant ces trois années. Mais cela prendrait encore d’autres pages pour expliquer tout ça. Par exemple comment deux mois après l’enterrement, il a couché avec la sœur de Joyce qui est en couple et comment il a commencé à avoir des sentiments pour elle avant de tout arrêter brutalement. Comment il a fini à l’hôpital avec 3 côtes fêlées et ivre parce qu’il s’était battu dans la rue. Comment il a commencé à boire et à s’auto-détruire et comment il a dû arrêter. Comment il a misérablement et lâchement largué ses ex par textos, par boite vocale ou par absence de réponses sans explications. Comment il a repris une association de théâtre qui sombrait il y a un an et en a fait son royaume. Comment il a adopté un petit chaton noir et blanc qu’il a appelé Othello. Comment il a aimé et comment il s’en est voulu d’aimer. Comment il a brisé ses sentiments au nom de principes idiots et qu’il a encore souffert. Comment il a abandonné sa confiance en l’autre et qu’il a renforcé sa coquille de joie comme un parapluie contre le malheur. Comment tout simplement il a lutté pour ne pas sombrer… Et comment aujourd'hui il essaie de ne plus draguer tout ce qui bouge et de vivre plus sainement. Il essaie.
Bref… Il y a eu des hauts et surtout des bas mais depuis quelques temps, il est plus heureux, parce que sa petite Célia revient, parce que la vie c’est ça, des montés et des descentes et parce contre un cœur lacéré on ne peut que lever la tête, sourire et continuer à aimer.



Dernière édition par Dean Scottman le Mer 15 Oct - 12:14, édité 13 fois
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occupation : Ancienne étudiante en psychologie, aujourd'hui elle a tout arrêté à cause de sa tumeur et de sa grossesse.
petit plus : Condamnée à cause d'une tumeur au cerveau, elle a finalement survécu, c'est une "miraculée" || Son fiancé l'a quitté quand il a su qu'elle était malade et qu'il ne lui restait plus que quelques mois à vivre || Ne souhaitant pas quitter cette terre sans avoir donné la vie, elle a demandé à son meilleur ami de lui faire un enfant après qu'elle eut appris qu'elle ne mourrait pas tout de suite || Ses médecins lui avaient interdit de tomber enceinte de peur qu'une grossesse ait un impact sur sa santé fragile, mais elle n'en a fait qu'à sa tête et ne les a pas écouté, elle est donc désormais enceinte de jumeaux || Elle a peur de sortir dehors seule la nuit, tout simplement parce qu'elle a peur du noir...

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MessageSujet: Re: Dean - C'est une longue histoire...   Lun 13 Oct - 23:01

Ravie de te revoir avec ce DC que tu as tant attendu Razz Maintenant tu peux m'faire un strip-tease non, vu que je t'ai aidé à finir ton dernier rp ?
Sinon re-bienvenue parmi nous

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MessageSujet: Re: Dean - C'est une longue histoire...   Lun 13 Oct - 23:09

Hola ! On se calme ! Pas de strip-tease avec David ! Il est rien qu'à moi ! ♥

Re-bienvenue avec cet homme tellement sexy !
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MessageSujet: Re: Dean - C'est une longue histoire...   Lun 13 Oct - 23:17

MON DCCCCCCCCCCC ♥♥♥

Pour Sadie :
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MessageSujet: Re: Dean - C'est une longue histoire...   Lun 13 Oct - 23:28

Je m'en fous de ton Dean, c'est Byron que je veux moi

Ah, bien bien Maintenant tu le refais à Eira, ok ?

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MessageSujet: Re: Dean - C'est une longue histoire...   Mar 14 Oct - 5:26

depuis le temps que tu en parles
en tout cas le passage sur Celia est parfait

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MessageSujet: Re: Dean - C'est une longue histoire...   Mar 14 Oct - 6:26

re-bienvenue sur le forum =)

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MessageSujet: Re: Dean - C'est une longue histoire...   Mar 14 Oct - 9:16

bievenue parmi nous avec ce dc !!!

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MessageSujet: Re: Dean - C'est une longue histoire...   Mar 14 Oct - 13:47

re bienvenue ^^
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statut : en couple, mais un peu perdue
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petit plus : avoir un enfant était presque devenue une obsession chez elle, mais elle vient d'apprendre qu'elle est stérile (+) elle est complètement dévastée, mais ne le montre pas (+) son petit ami l'a demandé en mariage sur un papier le jour de la nouvelle, comme il n'était pas là elle a fuit et a trouvé une excuse pour ne pas revenir le soir. il ne sait pas qu'elle est au courant de cette demande

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MessageSujet: Re: Dean - C'est une longue histoire...   Mar 14 Oct - 14:40

rebienvenue I love you

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le bonheur ne s’acquiert pas, il ne réside pas dans les apparences, chacun d’entre nous le construit à chaque instant de sa vie avec son coeur.
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âge : trente-deux ans.
statut : fiancé à l'époque, mais surement plus à l'heure actuelle.
enfant(s) : une petite fille, qu'il ne connait pas et dont il ignore totalement l'existence.
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petit plus : a été présumé mort d'une explosion alors qu'il était en mission, et a fait six mois de coma.

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MessageSujet: Re: Dean - C'est une longue histoire...   Mer 15 Oct - 9:43

fiche ultra longue bonjour
en tout cas tout est parfait
tu es donc validé

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CONTINUER D'AVANCER, NE PLUS VIVRE DANS LE PASSÉ. NE PAS MONTRER SES FAIBLESSES, NE PLUS VIVRE DE SES REGRETS.@ ALASKA.
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MessageSujet: Re: Dean - C'est une longue histoire...   Mer 15 Oct - 11:29

Bienvenue
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